En provenance de la Côte d’Ivoire, l’artiste-chanteur MALAYKY [Mamadou Soumahoro, à l’état civil] a transporté, au son de son reggae roots-mandigo, tout le public lors de la deuxième édition des Rencontres Musicales Africaines (REMA), à Ouagadougou.

Très attendu sur la scène des Showcases aux REMA, édition 2019, l’Ivoirien sacré en 2017 Meilleur Album africain aux Victoires du Reggae – prix décerné par Reggae.fr en France –, a confirmé tout le (son) talent qui le précède sur les scènes abidjanaises en général et, principalement, dans la capitale ouagalaise.

Scène de découverte de talents sur un marché dédié à la musique africaine qui prend, avec succès, ses marques au pays des Hommes intègres, les Showcases des REMA qui ont eu lieu au sein de la résidence artistique Paongo, n’ont pas désemplis.

A la suite de sa consœur PAMIKA du Burkina Faso qui a bercé, le 14 Juin, d’une douce et mélodieuse voix le public, MALAYKY a fait son intro au son de «Tout ce que Dieu fait est bon», extrait de Radykal Roots, album sorti en 2016. Chant d’espoir et de prise de conscience, le texte restera refrain sur les lèvres de plus d’un invité. Au total, le public a eu droit à huit titres de l’Ivoirien: Dounougnan (le monde), Samory, Fanan, Many rivers To cross (Jimmy Cliff), Rastaman, etc.

Engagé dans le social, MALAYKY invite les parents à scolariser leurs enfants en général et la jeune fille, en particulier. D’où le titre «Éducation» qui sensibilise et condamne la déscolarisation. Aussi, le chanteur encourage les parents qui scolarisent leurs progénitures, «espoirs de demain».

Il y a ce titre-single bercé de spiritualité, «I Hear His Whisper – J’entends son souffle», un poème écrit par l’américaine Cindy Clark et structuré reggae-roots dont la batterie est, à l’origine, joué par le Jamaïcain Carlton Barret Junior – fils du célèbre bassiste des Waillers de Bob Marley.

Si le message touche la sensibilité de ceux à qui le texte parle, l’orchestration de la musique de MALAYKY est ce qui le distingue, par endroit, ajouté à sa chaude et séduisante voix – valeur ajoutée à la liste de vocaliste sur le continent. Le reggae de l’Ivoirien, aux sonorités certes roots, n’est pas essentiellement ce qui le particularise des reggaemakers. Mais, la symbiose qu’il a réussit à faire avec le style Mandigo, inspiré du riche patrimoine culturel mandingue. Le tout porté par timbre vocal qui ne laisse indifférent un public avertis.

MALAYKY, un bijou pour le reggae !

Sur la scène dédiée aux showcases, le chanteur est en parfaite communion avec le public qui fait chorus avec le band.

Doudou SARR, Manager général de Youssou N’DOUR, parmi les invités aux REMA 2019 découvre sur scène Malayky. «C’est un bijou !», a confié Doudou.

Pour preuve, auréolé du trophée de la « Victoire(s) du Reggae » – Catégorie Meilleur Album africain en 2017, prix que détiennent en Côte d’Ivoire Alpha Blondy (2014, album Mystic Power / 2019 – Human Race) et Tiken Jah (2003, album Françafrique / 2016, Racines), MALAYKY est inéluctablement l’espoir du reggae en Côte d’Ivoire et incarne le [ce] renouveau que beaucoup de mélomanes attendent sinon espèrent.

En français, en anglais et en bambara, les messages de MALAYKY ont transporté, avec belle présence scénique, tout le public présent à Paongo. Parmi les invités, l’ambassadeur des États-Unis au Burkina Faso, SEM Andrew Young, et sa délégation s’en sont délectés.

En bonus, les organisateurs des REMA ont offert au public, à la clôture le 15 juin, Malayky qui a partagé son bonheur d’être sur la scène de la deuxième édition des Rencontres Musicales Africaines (REMA).

Koné Seydou, Journaliste