Le secrétaire général du ministère de l’Agriculture annonce une perte de 6% des rizières pour la campagne agricole en cours. C’était à la faveur d’une conférence de presse organisée le lundi 29 octobre pour faire le point de la situation à la date du 20 octobre.

 

Le secrétaire général du département de l’Agriculture, Lassina Dembélé a confié aux journalistes que la mise en place des cultures a pris un large retard dû à la sécheresse au mois de juin. Cependant, ce n’est qu’en juillet que la pluie a été régulière et bien repartie. Cette abondance de pluies a entraîné des inondations de certains parcelles agricoles; dont 6% de perte en riz sur l’ensemble du territoire national et 0,6% sur les cultures céréalières à la date du 20 octobre 2010.

Quant à la situation phytosanitaire, elle a été marquée par l’attaque des chenilles légionnaires dans les grands bassins de production de maïs ainsi que la présence d’oiseaux granivores, plus précisément au niveau de Nioro du Sahel, à l’Office du Niger, à l’Office riz Mopti. Il indique que l’impact des chenilles a été limité grâce à la bonne pluviométrie et à l’intervention des services d’encadrement technique des producteurs. Le cas des oiseaux a également été réglé grâce aux interventions terrestres organisées par le service national de protection des végétaux. L’orateur estime les pertes liées à ces attaques d’oiseaux à 22 hectares.

Il soutient que cette année, aucun criquet pèlerin n’a été détecté à l’horizon. En termes de réalisation, le secrétaire général estime qu’ils ont obtenu 5.883.931 hectares sur une prévision de 5 854 346 ha, soit un taux de réalisation de 100.5%. Concernant les prévisions de production céréalière, le département tablait sur 10.423.835 tonnes et s’est retrouvé avec 10 510 898, soit un taux de réalisation de 103.7%. Toutefois, il précise que ces chiffres doivent être confirmés lorsque les carrés de rendement vont être récupérés et pesés.

Le secrétaire général ajoute que ces résultats ont été possibles grâce à la bonne pluviométrie, la subvention de l’engrais, le programme de mécanisation agricole et l’opération pluies provoquées. Parlant des engrais subventionnés, Dembélé soutient que les producteurs en ont bénéficié en masse. Et que cela a réduit le coût de production tout en contribuant à l’accroissement du taux de productivité.

Lassina Dembélé déclare qu’ils avaient une prévision de 172.555tonnes d’engrais pour l’ensemble des campagnes. Ainsi, les producteurs bénéficiant de l’engrais subventionné sont au nombre de 587.409 personnes dont 20% de femmes. Partant, il expliquera qu’un nouveau mécanisme de distribution d’engrais a été adopté cette année avec la participation de l’administration dans la distribution d’engrais qui est la distribution électronique pour éviter le détournement d’engrais. La CMDT a également développé un système de distribution.

Il affirme que c’est à travers les plaintes des uns et des autres qu’ils ont pensé à innover la distribution de l’engrais. Pour sa part, Oumar Tamboura, Directeur national de l’agriculture, soutient que toutes les cultures ne sont pas concernées par la subvention. Seules les cultures spécifiques qui ont contribué à l’autosuffisante alimentaire et à l’amélioration des revenus des producteurs tels que le riz, le maïs, le mil, le blé et le coton sont concernées.

Sanata Goita (stagiaire).