La loi d’orientation et de programmation militaire (LOPM) a pour but de mettre en place une armée forte, capable de faire face à l’adversité, pour assurer la sécurité des Maliens et de leurs biens.
La loi d’orientation et de programmation militaire est bâtie sur les principes de l’appropriation nationale. Elle se décline en trois sous-principes. Il s’agit d’une déclinaison du programme de travail gouvernemental, le respect du principe de la subordination de l’Armée à l’autorité politique et être soutenable par le budget national.
La loi d’orientation se veut un ordre pour la transformation : mobiliser et orienter les énergies, une répartition des responsabilités entre les états-majors et directions, des responsables, points focaux, désignés par domaine d’action… Il s’agit aussi d’un système de suivi et de pilotage interne des comptes-rendus réguliers pour une gestion adaptée et attractive du personnel.
L’honneur du soldat malien retrouvé
Les soldats maliens ont été dotés chacun de trois tenues et leurs accessoires. S’y ajoutent des casques balistiques et près de sept mille gilets pare-balles pour le bonheur du soldat sur le terrain. Pour combler et pallier le manque d’équipements roulants, des pick-up 4×4 ont été déployés sur le terrain.
Le moral de la troupe s’est renforcé par l’indemnité compensatrice de logement à tout le personnel non logé en 2015, la révision de la grille et l’intégration de 15% de prime de sécurité dans le salaire. Au plan des infrastructures, deux centres d’aguerrissement ont été aménagés et continuent de faire l’objet d’équipement conséquent.
La création de dix régions militaires
Le programme de réforme s’articule autour de l’analyse de la situation, l’élaboration de la stratégie, la mise en place de l’équipe de projet, l’évaluation et les mesures correctives. Hors du territoire national, les Forces armées, dans le cadre d’un conflit interétatique, remplissent l’objectif militaire fixé par l’échelon politique et participent aux opérations de soutien à la paix.
Les principes généraux de réforme reposent sur la création de dix régions militaires, deux régions aériennes, quatre régions de garde et cinq régions de gendarmerie. En 2019, la réforme prévoit au compte de l’Armée de l’air des transports tactiques, des transports légers, des hélicoptères de manœuvres, des hélicoptères d’attaques.

Anne Marie Soumouthéra